
Joseph D. Novak, Université de Cornell
Les cartes conceptuelles sont des outils pour l'organisation et la représentation
des connaissances. Elles contiennent des concepts, généralement
mis dans des boites ou des cercles d'un certain type, et des relations
entre ces concepts ou propositions, indiquées au moyen d'une ligne
reliant deux concepts. Les mots sur cette ligne précisent la relation
entre ces deux concepts. Nous définissons un concept comme une régularité
percue dans des événements ou des objets, ou bien comme la
description d'événements ou d'objets, désigné
par une étiquette. Cette étiquette pour la plupart des concepts
est un mot, quoique des fois nous utilisons des symboles comme le + ou le
%. Les propositions sont des énoncés sur certains objets ou
événements de l'univers, qui adviennent naturellement ou qui
sont construits. Les propositions contiennent deux concepts ou plus reliés
par d'autres mots pour former un énoncé sensé. Quelques
fois ces dernières sont appelées des unités sémantiques,
ou des unités de signification. La figure1 montre un exemple de carte
conceptuelle qui décrit la structure des cartes conceptuelles et illustre
les caractéristiques mentionnées ci-dessus.
Figure 1

Une autre caractéristique des cartes conceptuelles est que les concepts
sont représentés de façon hiérarchique avec les
concepts les plus inclusifs, les plus généraux en haut de la
carte et les concepts les plus spécifiques, les moins généraux
disposés hiérarchiquement en dessous. La structure hiérarchique
dans un domaine donné de connaissance depend du contexte dans lequel
cette connaissance est appliquée et considérée. Par
conséquent il est préférable de construire les cartes
conceptuelles en faisant référence à une question particulière
à laquelle nous devons répondre ou en pensant à quelque
situation ou événement que nous cherchons à élucider
à travers l'organisation de la connaissance sous la forme d'une carte
conceptuelle.
Une autre caractéristique importante des cartes
conceptuelles est l'inclusion de « liens croisés .»
Ce sont des relations (propositions) entre des concepts dans différentes
régions de la carte conceptuelle. Les liens croisés nous aident
à voir comment certains domaines de connaissance représentés
dans la carte sont reliés les uns aux autres. Il y a deux aspects
des cartes conceptuelles qui sont importants dans la facilitation de la pensée
créative: la structure hiérarchique qui figure dans une bonne
carte conceptuelle et la capacité à chercher et à caractériser
des liens croisés. Une dernière caractéristique qui
peut être ajouté à une carte conceptuelle, ce sont des
exemples particuliers d'événements ou d'objets qui aident à
clarifier le sens d'un concept donné.
Les cartes conceptuelles ont été développé au
cours de notre programme de recherche dans lequel nous cherchions à
suivre et comprendre les changements de la connaissance scientifique des
enfants. Ce programme était fondé sur la psychologie de l'apprentissage
de David Ausubel (1963, 1968, 1978). L'idée fondamentale dans la psychologie
cognitive de Ausubel est que l'apprentissage consiste en l'assimilation de
nouveaux concepts et de nouvelles propositions dans les structures conceptuelles
ou propositionnelles existantes de l'apprenant. La question est posée
quelque fois à propos de l'origine des premiers concepts; ils sont
acquis par les enfants de la période qui va de la naissance à
l'âge de trois ans, lorsqu'ils reconnaissent des régularités
dans leur environnement et commencent à identiquer les termes langagiers
ou les symboles qui leur permettent de désigner ces concepts (Macnamara,
1982).
C'est une capacité extraordinaire qui fait partie de l'héritage évolutionniste de tous les êtres humains normaux. Après l'âge de trois ans, l'apprentissage d'un nouveau concept ou d'une nouvelle proposition se fait surtout par le biais du langage, et se réalise essentiellement par un processus d'apprentissage receptif par lequel de nouvelles significations émergent en se posant des questions et en obtenant une clarification des relations entre les anciens concepts et propositions et les nouveaux concepts et propositions. Ces acquisitions sont fortement facilitées lorsque des expériences concrètes ou des tuteurs sont disponibles; d'où l'importance d'une activité sur le tas pour l'apprentissage scientifique avec de jeunes enfants, mais ceci est également vrai pour des apprenants de tout âge et de tout domaine. En plus de la distinction entre le processus d'apprentissage heuristique dans lequel les propriétés des concepts sont de façon autonome identifiées par l'apprenant, et le processus d'apprentissage réceptif, dans lequel les propriétés des concepts sont décrites en utilisant le langage et transmis à l'apprenant, Ausubel fait la grande distinction entre l'apprentissage machinal et l'apprentissage significatif. L'apprentissage significatif requière trois conditions:
Le matériel à étudier doit être clair au plan conceptuel et présenté dans un l;angage et avec des exemples qui tiennent compte des connaissances antérieures de l'apprenant. Les cartes conceptuelles peuvent aider à satisfaire cette condition, à la fois en identifiant les grands concepts généraux avant toute instruction portant sur des concepts spécifiques, et en contribuant au découpage des tâches d'apprentissage à travers une connaissance progressivement plus explicite qui peut être réalisée en développant des structures conceptuelles.
L'apprenant doit posséder une connaissance préalable pertinente. Cette condition est facilement réunie après l'âge de trois ans pour virtuellement tout domaine de savoir, mais il est indispensable d'être prudent et explicite en construisant des strucrures conceptuelles si on espére présenter une connaissance spécifique exhaustive dans tout domaine, lors de lessons ultérieures. Nous voyons donc que les conditions (1) et (2) sont liées et sont toutes les deux importantes.
L'apprenant doit choisir d'apprendre de façon significative. La seule condition sur laquelle l'enseignant ou le tuteur a une prise indirecte est la motivation des apprenants de choisir d'apprendre en tentant d'assimiler de nouvelles significations dans leurs connaissance antérieures , au lieu de mémoriser simplement les définitions des concepts ou des énoncés propositionnels ou des procédures de calcul. Le contrôle sur ce choix est essentiellement dans les stratégies d'évaluation utilisées, et les évaluations objectives typiques demandent rarement plus qu'un apprentissage machinal (Holden, 1992). En fait, les pires formes d' évaluations objectives, ou les évaluations à réponses courtes, demandent une restitution mot à mot d'énoncés et ceci peut être rendu difficile par un apprentissage significatif dans lequel la connaissance nouvelle est assimilée aux structures existantes, rendant difficile de se souvenir textuellement des définitions ou des descriptions données. Ce genre de problème a été identifié il y a de cela plusieurs années par Le livre de Hoffman (1962), intitulé The Tyrannie of Testing (la tyrannie de l'évaluation).
L'une des utilisations très importante des cartes conceptuelles n'est
pas seulement d'être un outil d'apprentissage mais aussi un outil d'évaluation,
encourageant ainsi les élèves ou les étudiants à
utiliser des modes d'apprentissage significatifs (Novak & Gowin, 1984;
Novak, 1990, Mintzes, Wandersee et Novak, 2000). Les cartes conceptuelles
sont aussi éfficaces pour identifier des idées correctes et
des idées incorrectes chez les apprenants. Elles peuvent être
aussi éfficaces que les longues entrevues cliniques (Edwards &
Fraser, 1983).
Une autre avancée importante dans notre compréhension de l'apprentissage
est que la mémoire humaine n'est pas un vaisseau unique à
remplir mais est plutôt un ensemble complexe de systèmes mémoire
reliés entre eux. La figure 2 illustre les trois systèmes
mémoires du cerveau humain.
Figure 2

Bien que tous les systèmes mémoires soient
interdépendants (et contiennent des informations qui vont dans toutes
les directions), le système mémoire le plus important pour
incorporer de la connaissance dans la mémoire est la mémoire
à court terme ou la mémoire active. Toute information qui
arrive est organisée et traitée dans la mémoire active
par interaction avec la connaissance dans la mémoire à long
terme. La caractéristique limite est ici que la mémoire active
ne peut traiter à tout moment donné seulement qu'un nombre
limité d'unités psychologiques (5 à 9). Ce qui veut
dire que les relations entre deux concepts ou trois sont la limite de la
capacité de traitement de la mémoire active. Donc structurer
de grands domaines de connaissance exige une séquence ordonnée
d'itérations entre la mémoire active et la mémoire à
long terme lorsque de la connaissance nouvelle arrive (Anderson, 1991).
Nous pensons que l'une des raisons qui expliquent que
le processus de construction d'une carte conceptuelle est si puissant pour
faciliter un apprentissage significatif est qu'il sert de sorte de format
pour aider à organiser la connaissance et à la structurer,
quoique la stucture doive être construite pièce à pièce
avec de petites unités de concepts et de structures propositionnelles
interagissant. Beaucoup d'apprenants et d'enseignants sont surpris de voir
comment cet outil simple facilite l'apprentissage significatif et la création
de puissantes structures de connaissance qui permettent non seulement d'utiliser
la connaissance dans de nouveaux contextes, mais également de retenir
la connaissance pour de longues durées (Novak, 1990; Novak &
Wandersee, 1991). On connait encore très peu les procesus de la mémoire
et la manière dont en définitive la connaissance est intégrée
dans notre cerveau, mais il paraît évident selon plusieurs recherches
que notre cerveau travaille à organiser les connaissances en strutures
hiérarchiques et que les méthodes d'apprentissage qui facilitent
ce processus améliorent de façon significative la capacité
d'apprentissage de tous les apprenants.
Bien qu'il soit vrai que certains élèves ou étudiants
ont plus de difficulté à construire des cartes conceptuelles
et à les utiliser, au moins au début de leur expérience,
ceci apparaît essentiellement comme le résultat de plusieurs
années de pratique d'un apprentissage machinal dans les dispositifs
éducatifs, plutôt que comme la résultante de différences
de structures cérébrales en soi. Les soient disantes différences
de « styles d'apprentissage » sont, dans une grande
mesure, des différences dans les types d'apprentissages que les apprenants
utilisent qui varient d'une grand disposition à un apprentissage machinal
continue, à une disposition presque totale à apprendre de façon
significative. Ils n'est pas facile d'aider les aprenants de la première
catégorie à rejoindre ceux de la dernière. Quoique les
cartes conceptuelles peuvent aider, les apprenants ont besoin qu'on leur
enseigne quelque choses à propos des mécanismes du cerveau
et de l'organisation de la connaissance, et cet enseignement devrait accompagner
l' utilisation des cartes conceptuelles.
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Comme indiqué plus haut, nous définissons les concepts comme
des régularités precues dans les événements ou
dans les objets, ou dans la descriptions d'événements ou d'objets,
désignés par des étiquettes. Ce qui est de plus en plus
reconnu maintenant est que les processus d'apprentissage significatifs décrits
plus haut sont les mêmes processus utilisés par les scientifiques
et les mathématiciens pour construire un savoir nouveau. En fait,
j'ai affirmé que la construction de connaissance n'est rien d'autre
qu'un niveau relativement élevé d'apprentissage significatif
(Novak, 1977; Novak, 1988).
Comme défini ci dessus, les concepts et les propositions sont les
blocs de connaissance dans tout domaine. Nous pouvons utiliser l'analogie
selon laquelle les concepts sont comme les atomes de la matière et
les propositions sont comme les molécules de la matière. Il
y a aujourd'hui environ 460 000 mots dans la langue anglaise, et ceux ci
peuvent être combinés pour former un nombre infini de propositions,
quoique la plupart de ces combinaisions seraient des non sens, il reste toujours
la possibilité de créer un nombre infini de propositions valables.
Nous ne serons jamais à court d'idées pour créer une
connaissance nouvelle ! Comme les gens créent et observent de nouveaux
ou d'anciens objets et événements, les gens créatifs
continueront à créer des connaissances nouvelles.(à
revoir)
Bien qu'il soit important d'étudier plus en profondeur le processus
de construction de la connaissance, et la nature de la connaissance, ceci
n'est pas le propos de cet article.
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En apprenant à construire une carte conceptuelle, il est important
de commencer avec un domaine de connaissance qui est familier à la
personne qui construit la carte conceptuelle. Puisque les strucures des
cartes conceptuelles dépendent du contexte dans lequel elles seront
utilisées, il est préférable de considérer une
partie d'un texte, une activité de laboratoire ou un problème
particulierou une question particulière, qu'on veut comprendre. Ceci
crée un contexte qui aidera à déterminer la structure
hiérarchique de la carte conceptuelle. Il est aussi utile de choisir
un domaine limité de connaissance pour les premières cartes.
Une fois qu'un domaine a été choisi, la prochaine étape
est d'identifier les concepts clé qui s'applique à ce domaine.
Ils pourraient être organisé en une liste, et alors de cette
liste un rang pourrait être établi qui va des concepts les plus
généraux, les plus inclusifs, pour ce problème particulier
ou cette situation particulière, aux concepts les plus spécifiques,
les moins généraux. Bien que cet ordre soit approximatif, il
aide à débuter ce processus de construction d'une carte.
L'étape suivante est de construire une carte conceptuelle préliminaire.
Ceci peut être fait en écrivant tous les concepts sur une des
"Post-its," ou de préférence en utilisant ce logiciel. Les
post-its permettent à un groupe de travailler sur un tableau blanc
ou sur une grande affiche et de déplacer les concepts facilement.
Ceci est necessaire lorsque qu'on commence loborieusement le processus
de construction d'une bonne organisation hiérarchique. Les logicels
sont encore meilleurs en ce sens qu'ils permettent le déplacement
des concepts avec les phrases de liaison mais aussi le déplacement
de groupes de concepts et de liens pour resstructurer la carte. Les logiciels
permettent aussi de faire des impresions, permettant d'avoir un beau produit
qui peut être envoyé par e-mail ou par d'autres canaux qui
permettent un partage facile avec des collaborateurs ou d'autres parties
intéressées.
La figure 3 montre une liste de concepts pour la construction d'une carte
qui répond à la questio, " Qu'est-ce que c'est une plante?
"Ce qui est illustré est seulement l'une des multiples cartes possibles.
Aussi simple soit elle, cette carte peut contenir quelques propositions qui
sont inédites pour le lecteur.
Il est important de reconnaître qu'une carte conceptuelle n'est jamais
achevée. Après qu'une carte préliminaire est construite,
il est toujours necessaire de réviser la carte. Les bonnes cartes
sont souvent révisées trois fois ou plus. C'est une des raisons
pour laquelle les logiciels sont si utiles.
Après qu'une carte préliminaire est construite, les liens croisés
devraient être recherchés. Ce sont des liens entre des domaines
différents de connaissances sur la carte qui aident à illustrer
comment les domaines sont reliés les uns aux autres. Finallement,
la carte doit être révisée, les concepts positionnés
d'une façon qui apporte de la clarté, et une carte finale préparée.
Lorsqu'un logiciel est utilisé, on peut revenir en arrière
et changer la police pour raffiner la carte.
Figure 3

IL est plus que important d'aider les étudiants à reconnaître
que tous les concepts sont d'une certaine façon reliés les
uns aux autres. D'où la nécessité d'être sélectif
dans l'identification des liens croisés, et d'être aussi précis
que possible dans l'identification des mots de liaisons entre les concepts.
En plus, on devrait éviter les "phrases dans les boites" puisque ceci
indique que toute une section de la carte pourraît être construite
à partir de l'énoncé dans la phrase. Les "cartes en
forme de corde " illustrent soit une mauvaise compréhension du matériel
exploité ou une mauvaise resstructuration de la carte. La figure 4
montre un exemple de carte en forme de corde.
Figure 4

Les étudiants disent souvent qu'il est difficile
d'ajouter des mots de liaison dans leurs cartes. C'est parce qu'ils comprennent
mal la relation entre les concepts et ce sont les mots de liaisons qui précisent
cette relation. Une fois que les étudiants commencent à se
concentrer sur de bons mots de liaisons mais aussi sur l'identification
de bons liens croisés, ils peuvent voir que chaque concept pourrait
être relié à tout autre concept. Ceci produit aussi une
certaine frustration, et ils doivent choisir d'identifier les liens croisés
les plus importants et les plus utiles. Ce processus implique ce que Bloom
(1956) a identifié comme de hauts niveaux de performance cognitve.,
nommément l'évaluation et la synthèse de connaissance.
La construction d'une carte conceptuelle est une façon commode d'atteindre
de hauts niveaux de performance cognitive, lorsque le processus est bien
mené. C'est une des raisons pour laquelle la construction de cartes
conceptuelles peut être un excellent outil d'évaluation.
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Dans la planification de curriculum, les cartes conceptuelles peuvent être
énormément utiles. Elles présentent d'une façon
extrêmement précise les concepts et les principes clé
à enseigner. L'organisation hiérarchique des cartes conceptuelles
suggére une optimisation du découpage du matériel à
enseigner. Puisque la caractéristique fondamentale d'un apprentissage
significatif est l'intégration d'une nouvelle connaissance dans les
concepts et structures propositionnelles existantes de l'apprenant, partir
des concepts les plus généraux à ceux plus spécifiques
sert d' habitude à encourager et à améloirer un apprentissage
significatif. Ainsi, dans la planification d'un programme, nous avons besoin
de construire une "Macro carte" globale montrant les idées principales
que nous prévoyons de présenter dans tout le cours ou dans
tout le programme, et aussi des "Micro cartes" plus particulières
pour montrer la structure de la connaissance pour une partie très
spécifique du programme d'enseignement. La figure 5 montre une macro
carte construite avec ce CD-ROM et donne une" vue d'ensemble" de tout le
contenu du CD. La figure 6 montre une micro carte développant des
idées à propos du concept "Human Exploration" qui est représenté
dans la macro carte. En retour, on peut cliquer sur les icônes de la
carte dans la figure 6 et voir des détails supplémemtaires
à propos de MARS (Tapper cette adresse pour obtenir la figure 6: http://cmap.coginst.uwf.edu/info/mapofmaps.gif).
Figure 5

Utiliser des cartes conceptuelles pour plannifier un curriculum
ou un programme aide à rendre l'enseignement "conceptuellement transparent"
pour les étudiants. Beaucoup d'étudiants ont de la difficulté
à identifier et à construire des concepts et des structures
propositionnelles puissants, ce qui les améne à voir l'apprentissage
scientifique comme une masse confuse faite d'une myriade de faits ou d.équations
à mémoriser. Si les cartes conceptuelles sont utilisées
pour plannifier l'enseignement et que les étudiants sont amenés
à construire des cartes conceptuelles pendant qu'ils apprennent, les
étudiants antérieurement en situation d'échec peuvent
réussir à donner du sens à la science et acquérir
un sentiment de contrôle sur le sujet de leur apprentissage ( Bascones
& Novak, 1985; Novak, 1991; Novak, 1998).
Figure 6

Il y a de plus en plus de recherches qui montrent que lorsque les étudiants
travaillent en petits groupes et coopérent en éssayant d'apprendre
une matière, des résultats cognitivement et affectivement positifs
en découlent (Johnson et al., 1981). Dans notre expérience
avec les enseignants aussi bien qu'avec les étudiants, des petits
groupes travaillant de façon coopérative à construire
des cartes conceptuelles se sont avérées très utiles
dans bien des contextes. Par exemple, la carte conceptuelle de la figure
7 a été construite par la faculté travaillant ensemble
à plannifier l'enseignement de la médecine vétérinaire
à l'université de Cornell. Dans mes propres classes, et les
classes tenues par mes étudiants, de petits groupes d'étudiants
travaillant collectivement pour construire des cartes conceptuelles peuvent
produire de remarquablement bonnes cartes conceptuelles Dans une variété
de dispositifs éducatifs, la construction de cartes conceptuelles
en petits groupes nous a bien servi dans des tâches aussi diverses
que la compréhension des idées dans la théorie de l'assimilation,
la clarification des conflits de tâches dans la résolution de
conflits dans des entreprises à buts lucratifs ou non. Les cartes
conceptuelles commencent à être utilisé dans les entreprises
pour aider les équipes à articuler et à clarifier le
savoir necessaire pour résoudre des problèmes qui vont de la
conception de nouveaux produits, à la commercialisation et à
la résolution de problèmes administratifs.
Figure 7

Nous commencons à voir maintenant dans plusieurs livres de science
l'inclusion de cartes conceptuelles comme un moyen de résumer les
acquistions des étudiants au terme de l'apprentissage d'une unité
ou d'un chapitre. Le changement dans les pratiques scolaires est toujours
lent, mais il est probable que l'utilisation des cartes conceptuelles dans
l'enseignement s'accroîtra significativement dans la prochaine décennie
ou dans dans les deux prochaines décennies. Lorsque les cartes conceptuelles
sont utilisées dans l'enseignement, ils peuvent également
être utilisé pour l'évaluation. Il n' y a rien d'immuable
qui dise que les évaluations à choix multiples doivent être
utilisé du primaire à l'université, et peut être
en temps et lieu les examens nationaux utiliserons les cartes conceptuelles
comme un outil puissant d'évaluation. C'est comme le problème
de l'oeuf et de la poule parce que les cartes conceptuelles ne peuvent
pas être exigé dans les épreuves nationales, si beaucoup
d'étudiants n'ont pas eu l'opportunité d'apprendre à
utiliser cet outil de représentation de la connaissance. D'autre part
, si les examens à l'échelle d'un état, d'une région
ou nationale commencaient à inclure les cartes conceptuelles comme
une partie de leurs évaluations, il y aurait une gande incitation
pour les enseignants à apprendre aux étudiants comment utiliser
cet outil. Heureusement qu'en 2061 ceci se réalisera!